Présentation 3

"The Outskirts" de Peter FILLINGHAM du 22 mai au 19 juin 2010

 

 

      L’artiste Seamus Farrell, ouvre de temps à autre son atelier, un ancien lavomatique, à des plasticiens avec lesquels il mène différentes collaborations. La première présentation de janvier 2010 a montré au public une projection de courtes vidéos documentaires de Mohssin Harraki, jeune artiste marocain qui questionne ses contemporains sur le racisme. Timothy Mason, deuxième invité, a choisi de tester un prototype inédit de caméra rotative associé à une dizaine de photographies couleurs prises dans les faubourgs de Marrakech. Seamus Farrell a choisi de rendre cet espace public ponctuellement, pour partager avec ses contemporains des moments particuliers du travail en cours. Un atelier d’artiste comme celui-ci est un lieu de fabrication, non seulement pour la réflexion mais aussi pour restituer des expériences selon un calendrier précis. C’est dans cette logique que l’artiste anglais Peter Fillingham a répondu à cette troisième invitation.

 

      Pour cette proposition, Peter Fillingham porte une attention particulière à la fonctionnalité des objets du quotidien qu’il assemble et renvoie à la notion d’usage et de production. Peter Fillinghamhabite depuis quatre ans à Saint-Ouen dans cette ville où il dit : « avoir l’impression d’être à Portsmouth, là où je suis né. Ici, parce que justement on est voisin de Paris, on s’attache différemment à la ville en devenant acteur d’un contexte urbain qui offre beaucoup de possibilités tout en étant si différent de celui de la capitale. Rue Claude Monet, on se trouve dans une rue où il y a des activités quotidiennes et cet atelier est marqué par ce rythme comme par la présence de ses nouveaux arrivants».

 

      La relation entre Peter Fillinghamet le Lavomatique est que l’atelier est d’abord un espace de travail professionnel où l’artiste expérimente et teste la viabilité de certains dispositifs. Peter Fillingham est fasciné par la fonctionnalité des objets et le détournement qu’il est possible d’en faire. Cet émerveillement repose sur la manière dont les gens utilisent les objets et réactivent leur quotidien. L’artiste voit dans cette façon d’associer ces éléments qui appartiennent à différentes époques, une curieuse beauté, d’où découle une certaine intimité qui met en exergue la façon dont les personnes aménagent leurs espaces de vie en commun.

 

      Le travail de Peter Fillinghamest ancré dans une relation autobiographique, qui met en relief la façon dont il se souvient : « aller faire descourses ensemble, en famille c’était comme un rituel, ici aussi le dimanche matin j’ai l’impression qu’il se passe la même chose pour lesfamilles car cela me renvoie à mon histoire, celle aussi de beaucoup d’entre-nous.  Une chose est de consommer, une autre est celle des’interroger sur l’usage des objets et les associations qu’on en fait ».

 

      Peter Fillinghama ainsi installé dans l’unique salle du Lavomatique trois dispositifs. Le premier est une télévision grand format des années 1980 montrant une série de photographies autobiographiques qui rendent compte de la richesse de ses collaborations (comme le réalisateur Derek Jarman, l’artiste David Medalla ou le curator Peter Lewis). Deuxièmement, il propose une installation constituée de deux tables intitulée « Something that will last for ever ». Comme le dit l’artiste, ce travail « est un archivage, un mélange de choses aussi désuètes que belles. Je vois cela comme un corpus d’éléments qui doit rester associé. Ensembles, ces choses vivent une autre vie. Cela se rapproche aussi d’un baptême ou d’une célébration ». Enfin, un arrangement constitué d’une trentaine de verres intitulés « Sherry », qui sont normalement utilisés pour boire l’alcool adulé des British, prend ici une dimension conviviale et sculpturale.

 

      Pour conclure, cette présentation pose la question de « la place du processus de l’art. S’interroger est important pour moi, mais aussi pour beaucoup d’artistes, comme pour le public en général ». Peter Fillingham qui est responsable du département des Beaux-Arts à Parsons Paris School of Art and Design conclu : « réfléchir sur notre façon de vivre, c’est aussi interroger  l’existence, ce qui n’a rien à voir avec la question de la différence de classes sociales. Mon travail concerne tout le monde ».

 

 

Cécile Bourne-Farrell, Saint-Ouen le 11 mai 2010

 

 

 

L’artiste tient à remercier Cécile Bourne-Farrell, Rachel Daniels, Seamus Farrell, Caroline Hancock, Tracey Heyburn, Charlotte Moth et Vivian Rehberg.

 

Ce projet est réalisé avec la complicité de l’association www.chooseone.org 


 

 

 

 

"The Outskirts" Peter Fillingham pdf

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